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Comme nous vous l’avions annoncé dans notre Lettre #21, reçue en juillet, l’enquête sur la santé mentale en officine est désormais disponible.
Cette enquête s’adresse à l’ensemble des membres de votre équipe officinale. En effet, nous vous invitons à faire connaître cette enquête aux membres de votre équipe, afin que chacun puisse, s’il le souhaite, y participer.
Il s’agit d’un questionnaire anonyme en ligne, d’une durée d’environ 20 minutes.
ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
L’Uspo pose un ultimatum au ministère et menace de dénoncer la tacite reconduction de la convention
L’Uspo a posé, le 9 septembre, un ultimatum au ministère de la Santé pour débloquer les négociations conventionnelles. Son conseil d’administration avait mandaté à l’unanimité, le 5 septembre, son président Pierre-Olivier Variot pour s’opposer à la tacite reconduction de la convention nationale. Deux conditions étaient posées pour retirer la menace : recevoir la lettre de cadrage sous vingt-quatre heures et un calendrier ferme sous quinze jours. La première a été satisfaite en deux heures : signée par la ministre le 4 septembre, la lettre reprend les demandes du syndicat. Elle prévoit la conclusion rapide d’un avenant 3 consacré aux missions, que l’Uspo veut boucler avant le 11 octobre. Cet avenant doit renforcer les entretiens pharmaceutiques, les dépistages et la vaccination, intégrer OSyS dans le droit commun, accompagner les patients diabétiques de type 2 et prendre en compte les facteurs de risque cardiovasculaire. La lettre ouvre un second axe : des travaux préparatoires à une réforme structurelle du modèle économique officinal. Le bras de fer porte désormais sur le calendrier, attendu avant le 24 septembre. L’Uspo exige une date d’ouverture, une date de clôture et une feuille de route raisonnable, dans un contexte d’année électorale susceptible de ralentir les discussions.
Source : le quotidien du pharmacien.
La FSPF satisfaite de cette lettre de cadrage
« Elle est conforme à ce que nous attendions », juge Fabrice Camaioni, président par interim de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). La FSPF estime néanmoins qu’assez de temps a été perdu : elle demande l’ouverture des négociations conventionnelles sans attendre l’issue de l’enquête de représentativité en cours. Le syndicat demande un calendrier rapide de discussions, notamment sur la réforme du modèle économique de l’officine. Premier étage : la définition des modalités de mise en œuvre de la mission d’orientation dans le système de santé issue du dispositif OSyS. Pour Fabrice Camaioni, le temps de l’expérimentation est désormais derrière : « On a quand même une expérimentation qui a duré plusieurs années et qui a été étendue à plusieurs régions. » Le cadrage prévoit également de nouveaux accompagnements pour les patients atteints de diabète de type 2, ainsi qu’un dispositif de prévention cardiovasculaire, notamment autour de la mesure de la pression artérielle. Les modalités devront être négociées : réalisation, orientation du patient, traçabilité et rémunération. Mais pour la FSPF, ces dossiers sont suffisamment avancés pour permettre une conclusion rapide. Fabrice Camaioni fixe l’échéance au 31 décembre : « Mon souhait, c’est qu’à la fin de l’année, ce soit réglé. » Deuxième étage : la réforme du modèle économique de l’officine. « La décorrélation concernant les prix et les volumes, Stéphanie Rist la met dans sa lettre. Ça, c’est fondamental », souligne Fabrice Camaioni. Avec une exigence : ne pas fabriquer une réforme rapidement obsolète. « Ce qu’on veut, c’est une réforme qui dure dans le temps. On ne va pas se remettre autour de la table dans deux ans parce qu’on aura été rattrapés. » La lettre règle donc le “quoi”. La négociation devra désormais trancher le “comment” : quelle valeur donner au travail pharmaceutique, et comment la répartir entre les officines ?
Sources : le moniteur des pharmacies, le quotidien du pharmacien.