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Actes de vandalisme : l’Ordre national des pharmaciens pleinement mobilisé
À la suite des événements survenus depuis le 17 octobre, je tiens, au nom de l’ensemble des conseillers ordinaux, à renouveler tout notre soutien aux pharmaciens dont l’officine ou le laboratoire de biologie médicale a été dégradé, ainsi qu’à celles et ceux qui ont été victimes d’agressions.
Vos conseillers ordinaux, et tout particulièrement vos référents sécurité, sont pleinement mobilisés pour vous accompagner face à cette épreuve. Si vous-même ou l’un de vos proches êtes concernés, n’hésitez pas à prendre contact avec l’Ordre. Nous sommes à votre écoute pour vous accompagner et vous apporter tout le soutien possible.
ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
Budget de la Sécurité sociale : les députés rejettent en commission la partie « recettes » du texte
Bien que le rejet de la partie « recettes » du projet de loi de financement de la Sécurité sociale en commission n’ait que peu de conséquences, il augure un rejet similaire en séance à l’Assemblée nationale, où le texte sera discuté à partir de mardi 20 octobre. Durant l’examen, commencé lundi, les députés ont notamment écarté une mesure phare qui devait rapporter 3,7 milliards d’euros, en jouant sur les cotisations patronales. Les députés ont aussi supprimé la prolongation en 2027 d’une taxation exceptionnelle des complémentaires santé, qui avait été instaurée par le budget de la « Sécu » l’année dernière. La mesure doit rapporter 1,1 milliard d’euros à la Sécurité sociale, mais de nombreux députés ont dénoncé un coût répercuté sur les cotisations des assurés.
Source : le Monde.
Doctipharma : une victoire judiciaire à double tranchant pour les pharmaciens
Bonne nouvelle pour les pharmaciens : les plateformes numériques ne peuvent pas vendre elles-mêmes des médicaments sans y être légalement habilitées. Mauvaise nouvelle : elles peuvent servir d’intermédiaires entre les patients et les officines. C’est toute la portée de l’arrêt rendu le 9 octobre 2026 par la cour d’appel de Paris dans l’affaire Doctipharma. La décision ouvre donc des perspectives aux plateformes commerciales, sans leur conférer le droit de vendre elles-mêmes des médicaments. Dans un communiqué du 13 octobre, l’UDGPO appelle les groupements à développer leurs propres solutions numériques pour éviter de laisser ce marché aux géants du commerce électronique. Elle annonce notamment le lancement prochain du projet « Ma Pharmacie en France ».
Source : le moniteur des pharmacies.
Pour en savoir plus : https://pharm-enews.fr/wp-content/uploads/2026/10/Cour-dappel-de-Paris_Arret-du-9-octobre-2026.pdf
ACTUALITÉS PHARMACEUTIQUES
Antibiotiques : la dispensation à l’unité pourrait très vite devenir obligatoire
Le PLFSS 2027 veut faire de la dispensation à l’unité un outil de lutte contre l’antibiorésistance. Pour certaines spécialités, un arrêté pourrait imposer au pharmacien de délivrer le nombre exact d’unités prescrites. Le périmètre et les modalités restent à fixer. L’article 28 du PLFSS 2027, consacré à la préservation de l’efficacité des antibiotiques et à leur disponibilité, prévoit qu’un arrêté des ministres chargés de la Santé et de la Sécurité sociale puisse rendre obligatoire la délivrance à l’unité (DAU) de certains antibiotiques. Le texte ne fixe pas encore la liste des spécialités concernées, mais inscrit clairement cette possibilité dans le Code de la santé publique. Le texte prévoit aussi de pouvoir restreindre certaines prescriptions d’antibiotiques en télémédecine. Lorsqu’un examen clinique à distance ne permet pas de garantir la pertinence ou la sécurité de la prescription, un arrêté pris après avis de la Haute Autorité de santé pourra fixer des conditions particulières ou limiter la prescription à certaines situations.
Source : le moniteur des pharmacies.
Lien vers l’article de la revue pharma : https://www.revuepharma.fr/2026/10/dispensation-a-lunite-justificatif-de-prescription-ce-qui-pourrait-changer-pour-les-antibiotiques-avec-le-plfss/
Dispositifs médicaux : une taxe à 150 millions d’euros qui crispe les industriels
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour l’année 2027 crée une nouvelle contribution pour les fabricants de dispositifs médicaux. Ces derniers évaluent cette taxe supplémentaire à plus de 150 millions d’euros par an et agitent des menaces de délocalisation si elle venait à être votée. Une contribution à hauteur de 3,6 % est exigée aux entreprises de dispositifs médicaux (DM) au titre de l’année 2027. Cette taxe introduite par le PLFSS 2027 a pour objectif d’adapter la contribution de ce secteur à la forte croissance des dépenses qu’il engendre pour l’Assurance maladie : +4,7 % par an en moyenne, pour « une dépense remboursée brute de plus de 12,1 milliards d’euros en 2025 », détaille le texte.
Source : le moniteur des pharmacies.




